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Reproduction chez la chienne, insémination artificielle, gestation

Reproduction chez la chienne

Faire reproduire sa chienne est une décision qui se prend en toute connaissance de cause. Des questions préalables méritent d’être posées, il en va de la santé des futurs chiots, mais aussi de celle de votre chienne.

L’élevage des chiots, réalisé par des professionnels ou des particuliers, est quelque chose de difficile, qui demande certaines connaissances de base indispensables. La première étape est le choix d’un reproducteur.

Si votre chienne a des papiers (c’est-à-dire un pedigree), vous pourrez produire des chiens de race.

Il faudra tout d’abord prendre contact avec le club de race de votre chienne afin de la faire confirmer par un expert confirmateur, si ce n’est pas déjà fait. Votre chienne sera alors inscrite au L.O.F. (Livre des Origines Français).

Le mâle devra également être confirmé et un certificat de saillie devra être rempli et signé au moment de l’accouplement par les propriétaires des deux chiens. Il devra être envoyé sous 4 semaines à la Société Centrale Canine pour que les chiots puissent être reconnus et avoir un pedigree (certificat de naissance).

Si la chienne n’est pas une chienne de race, ou si vous ne voulez pas spécialement obtenir des chiots de race, vous pouvez choisir le mâle qui vous plaît. Attention toutefois de choisir un animal du même format que votre chienne pour la commodité de la saillie et limiter les problèmes potentiels de mise-bas.

Les chaleurs chez la chienne

Il s’agit de la période propice à la reproduction.

Les premières chaleurs, surviennent à la puberté : 6-7 mois pour les chiennes de petit format, et jusqu’à 18 mois pour les chiennes de race géante.

Les chiennes sont en chaleurs environ deux fois par an, souvent au printemps et en automne.

Attention, certaines chiennes peuvent entrer en chaleur à n’importe quelle période de l’année. On vous recommande de noter les dates de chaleurs sur un calendrier pour avoir un meilleur suivi.

La période de chaleur correspond à 2 étapes physiologiques bien distinctes :

1/ Le pro-œstrus

C’est la période durant laquelle la vulve est gonflée et on observe des pertes de sang. La chienne attire déjà les mâles, mais refuse généralement la saillie. Cette période dure en moyenne neuf jours, mais est très variable d’une chienne à l’autre (entre 2 et 25 jours).

2/ L’œstrus

C’est la vraie période de chaleurs qui dure 3 à 21 jours environ (9 jours en moyenne). Durant cette phase, la chienne accepte le mâle. L’ovulation survient environ 2 jours après le début de l’œstrus. Certaines chiennes continuent à avoir des pertes durant cette période.

Frottis vaginal d’une chienne en œstrus

 

Il est parfois difficile de distinguer ces 2 étapes dans la période des chaleurs et de définir exactement le moment opportun pour la saillie. L’idéal est donc de faire suivre les chaleurs de votre chienne par un vétérinaire, surtout si vous n’avez pas la possibilité de faire plusieurs saillies (si le mâle est loin) et si cette saillie vous coûte cher. Le suivi consiste à faire des frottis vaginaux et des dosages sanguins hormonaux (de progestérone), afin de connaître précisément le moment de l’ovulation.

Remarque : Il est toujours préférable de déplacer la femelle plutôt que le mâle pour la saillie, afin que ce dernier soit en pleine possession de ses moyens et soit sur son territoire.

La saillie

Une fois le mâle choisi, et moment propice arrivé (11ème-13ème jour après le début des chaleurs), il convient de présenter le mâle à la femelle.

L’accouplement se déroule après une période de parade plus ou moins longue.

Le chien chevauche la femelle, la pénètre, et commence à faire des mouvements de va-et-vient. Puis, il passe une patte au dessus du dos de la chienne et se retourne : les chiens sont alors « collés » fesses contre fesses.

Remarque : Il est important de ne pas intervenir pendant cette phase sous peine de blesser les animaux (fracture de l’os pénien).

L’accouplement dure généralement une vingtaine de minutes.

Parfois, alors qu’ils ont tout pour réussir, mâle et femelle refusent de s’accoupler. Une solution est alors envisageable : l’insémination artificielle.

QU’EST CE QUE L’INSÉMINATION ARTIFICIELLE EN SEMENCE FRAÎCHE ?

Tout d’abord, précisons qu’il existe également des inséminations artificielles avec de la semence congelée mais nous ne détaillerons pas cette technique car nous pratiquons les inséminations artificielles uniquement sur semence fraîche à la clinique vétérinaire Mazetier.

Indications

  • Male inexpérimenté n’arrivant pas à saillir la femelle
  • Femelle n’acceptant pas d’être saillie par le male choisi
  • Manque de libido du mâle
  • Douleur orthopédique : arthrose, tendinite, ancienne hernie discale, male très lourd
  • Difficultés anatomiques pour une saillie : vulve étroite ou barrée (repli de peau du périnée recouvrant la vulve), pénis très large ou dévié…
  • Sanitaire : éviter la transmission de maladie génitale de la femelle au mâle
  • Confort des propriétaires

Comment se déroule l’insémination ?

La chienne doit être prête ; en chaleur (œstrus) et le taux de progestérone doit être bon. Ainsi, l’insémination se fait pendant le moment de l’ovulation.

Il est préférable d’effectuer 2 inséminations à 48h d’intervalle pour augmenter les chances de réussite.

Le jour de l’insémination, nous prélevons la semence du mâle en présence de la chienne pour stimuler l’érection. Après prélèvement la semence est contrôlée au microscope.

Si la semence est de qualité, elle est aussitôt inséminée chez votre chienne.

Nous réalisons ensuite, à l’aide d’une sonde spéciale, une insémination intra-vaginale de la semence fraîche. Pour augmenter les chances de réussite, les pattes de la chienne sont surélevées pendant 10 minutes après l’insémination.

Suivi de gestation

Nous recommandons un premier suivi de gestation entre le 21ème et le 28ème jour après la saillie/insémination par échographie abdominale. Elle permet de confirmer ou d’infirmer la gestation et contrôler la muqueuse utérine.

Un second contrôle à 45 jours est indiqué. Il s’agit d’une radiographie de gestation. Elle permet de compter le nombre de chiot. Une échographie rapide de contrôle est recommandée afin de contrôler les enveloppes fœtales et les battements cardiaques.

Mise Bas

Les signes précurseurs de la mise bas

Certains signes peuvent vous indiquer que la mise bas est imminente.

Quelques jours avant la mise bas (entre 2 à 7 jours), la lactation se met en place : les mamelles gonflent et produisent un liquide laiteux.
Le comportement de votre chienne change. Elle va commencer à ressentir des contractions utérines, s’agiter et chercher un endroit calme pour s’isoler. Souvent, elle gratte le sol comme pour “faire son nid”. Elle ne veut plus s’alimenter et halète un peu.

Il est possible d’observer, 24 heures avant le début du travail, la présence d’une glaire incolore sur la vulve de la chienne correspondant à la fonte du bouchon muqueux qui refermait le col de l’utérus lors de la gestation de la chienne. Enfin, une chute de la température corporelle de 1°C se produit également 24 heures avant le début du travail. Pour cela, vous pouvez prendre la température de votre chienne matin et soir, et faire un suivi.

Le déroulement de la mise bas

La durée d’une mise est en moyenne de 12 à 24h mais chez les chiennes qui mettent bas pour la première fois, elle peut se prolonger jusqu’à 36h.

L’expulsion du premier chiot est généralement la plus longue. Lorsque le chiot s’engage dans le pelvis, les contractions abdominales deviennent visibles extérieurement. Dans les heures ou minutes précédant la sortie chiot, un écoulement vulvaire de couleur vert bouteille témoigne du décollement du placenta.

La mère peut tirer la poche contenant le petit qui apparaît au niveau de la vulve s’il sort la tête la première les pattes avant le long de la tête. Si cette poche est percée et que la mère peine à expulser le petit, il est possible de l’aider en tirant très doucement sur le chiot mais seulement si lorsque la mère cesse de pousser. Si le sac amniotique n’est pas encore percé, percez le avant de faire sortir tout doucement le chiot.

Après la première naissance, l’expulsion des autres chiots se fait en moyenne toutes les 10 à 60 minutes, mais peut s’étendre parfois à 2 heures.
Si le délai entre 2 chiots excède 2heures, contacter nous.

En principe, la mère libère son petit de son sac amniotique puis, en le léchant, elle libère ses voix respiratoires. Elle peut également sectionner le cordon ombilical quelques minutes après la naissance si cela n’a pas eu lieu lors de l’expulsion.

Cependant, veillez à ce qu’elle ne tire pas trop fort sur le cordon au risque d’éventrer ses bébés. La chienne mange généralement les placentas qui contiennent des hormones favorisant la lactation. Il doit y avoir autant de placenta que de chiot.

Il arrive cependant que la mère ne s’occupe pas tout de suite de ses petits. Dans ce cas, placer les chiots dans un linge propre et assurez-vous qu’il respirent, gémissent ; sinon frictionner les doucement avec une petite serviette pour les stimuler. Après avoir coupé son cordon ombilical à 2 – 3 cm, vous pourrez alors le remettre auprès de sa mère afin qu’il ne prenne pas froid. Assurez-vous qu’ils tètent bien, sinon vous pourrez vous procurer du lait maternisé à la clinique.

Si l’une des situations suivantes se présente, consultez sans attendre un vétérinaire

  • Le terme est dépassé (la gestation dure depuis plus de 65 jours ).
  • La mère a des pertes génitales anormales : pus, sang en abondance, liquide noir ou vert malodorant.
  • La chienne fourni des efforts intermittents pendant plus de quatre heures, ou efforts intenses qui durent pendant plus d’une demi-heure sans qu’il y ait expulsion d’un chiot.
  • L’intervalle entre 2 naissances est de plus de deux heures.
  • Un chiot est bloqué.

Des mises bas anormales ou plus difficiles (ou dystocies) sont fréquentes chez certaines races de chien. C’est le cas notamment des bouledogues, des chihuahuas, des Yorkshires. Redoublez de vigilances chez les futures mamans appartenant à ces races.

 

 

 

#reproduction #inseminationartificielle #cliniquemazetier

Laser

Le laser est un moyen thérapeutique récent et innovant indiqué dans de nombreuses affections aïgues ou chroniques :

  • arthrose
  • contracture
  • dorsalgie
  • trauma (peau, muscle, os), blessures
  • gingivostomatite féline
  • fistules anales
  • cystites idiopathiques
  • otite
  • plaies cutanées
  • hernie discale
  • gestion de la douleur post-opératoire
  • sinusite et rhinite

 

Cet outils thérapeutique est simple d’emploi, indolore, non invasif, et il permet de réduire un processus inflammatoire en cours, favoriser la cicatrisation et  diminuer la douleur de votre animal.
Chaque séance dure entre 10 et 30 minutes en fonction de l’indication.

La clinique pourra vous prêter des lunettes protectrices pour vous permettre d’assister à la séance avec votre animal, si vous le souhaitez.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez avoir davantage d’informations.

 

#laser #physiotherapie #cliniquemazetier

Nouveautés pour les Reins: SDMA et SUB

INSUFFISANCE RENALE :insuffisance_renale

Les reins sont deux organes situés dans la cavité abdominale et dont le rôle principal est la détoxification et l’élimination des déchets azotés par l’urine. Ils jouent également un rôle dans la régularisation de la pression artérielle et dans l’homéostasie (maintien de l’équilibre ionique dans le sang). Enfin, ils sécrètent une hormone appelée érythropoïétine nécessaire au renouvellement des globules rouges.   

Avec l’âge, les reins peuvent subir des altérations et devenir défaillants. On estime que lorsque les symptômes d’insuffisance rénale apparaissent, les 3/4 des reins ne sont déjà plus fonctionnels ! On parle d’insuffisance rénale chronique.

Un chat sur trois et un chien sur dix développeront une forme de maladie rénale. C’est malheureusement une cause courante de mortalité chez l’animal âgé.    

  • Symptômes  

Les symptômes d’insuffisance rénale chronique apparaissent de façon progressive. On observe généralement un amaigrissement, une perte d’appétit, une augmentation de la prise de boisson et des mictions (appelée polyuropolydipsie), un abattement, des troubles digestifs (vomissements, diarrhée). L’insuffisance rénale peut entraîner une hypertension artérielle pouvant elle-même générer des lésions ophtalmologiques ou des troubles cardiaques. Des troubles de la coagulation (saignements), et une fatigabilité musculaire peuvent également survenir. Lorsque l’insuffisance rénale est avancée, il y a souvent chez le chat et parfois chez le chien une anémie concomitante.

  • Diagnostic                                                      image reins                           

Après avoir examiné l’animal, le vétérinaire confirme le diagnostic d’insuffisance rénale grâce à des analyses de sang qui permettent de mettre en évidence une augmentation des taux d’urée et de créatinine sanguines.   D’autres anomalies sanguines sont très souvent observées comme une augmentation du phosphore, une anémie… Suite à ces analyses, d’autres examens complémentaires peuvent être nécessaires, tels qu’analyses d’urine, échographie, prise de la tension artérielle. Tous ces examens permettront de connaître l’ampleur des lésions, d’adapter le traitement et de donner un pronostic.  

Nouveauté pour le diagnostic de l’insuffisance rénale : SDMA

chat infirmierDepuis peu, nous disposons d’un moyen de diagnostic encore plus précoce : la SDMA.

Il s’agit d’un biomarqueur plus sensible que la créatinine pour l’évaluation de la fonction rénale qui permet de diagnostiquer la maladie avant l’apparition de signes cliniques et de lésions rénales significatives et souvent irréversibles. La SDMA nous indique une perte de la fonction rénale à 40% alors que la créatinine n’augmente qu’à 75% de la perte de cette dernière.

L’identification plus précoce de la maladie rénale ouvre la voie à de nouveaux traitements qui peuvent prolonger la vie. 

  • Traitement   

Lorsqu’un chien ou un chat est en “crise urémique” (augmentation soudaine et très marquée de l’urée), le vétérinaire recommande généralement son hospitalisation et sa mise sous perfusion.   Une insuffisance rénale chronique nécessite un traitement au long cours, qui repose en partie sur des mesures hygiéniques, notamment sur l’utilisation d’une alimentation ciblée. Une alimentation spécifique est en effet indispensable : elle permettra de préserver la fonction rénale au maximum. Des traitements par voie orale seront également souvent nécessaires, notamment en cas d’anémie ou d’hyperphosphorémie.    

Comme pour les pathologies cardiaques, plus le diagnostic d’insuffisance rénale est établi précocement, meilleur sera le pronostic. La meilleure solution est de faire réaliser un dépistage régulier de cette maladie grâce à des analyses de sang chez votre vétérinaire. Selon l’âge de votre animal, ce dépistage peut se faire une à deux fois par an, voire davantage pour les chiens et les chats prédisposés.  

Cas particulier d’insuffisance rénale : Obstruction urétérale – SUB

Les uretères sont les « tuyaux » d’évacuation des urines des reins vers la vessie. Parfois, ils peuvent se boucher par la présence d’un petit calcul ; on parle d’obstruction urétérale. Cette dernière provoque une insuffisance rénale aïgue et peut entrainer des lésions irréversibles sur les reins entrainant alors une insuffisance rénale chronique.

Le diagnostic se fait par échographie et radiographie abdominale.

Un traitement médical est mis en place en première intention pour lever l’obstruction. Il consiste à corriger les troubles électrolytiques, gérer la douleur et forcer le passage du calcul. Dans la grande majorité des cas, les calculs urétéraux sont des oxalates de calcium et ne peuvent pas être dissous.

Si l’obstruction urétérale ne peut pas être levée par un traitement médical, un traitement chirurgical doit être mis en place.

Nouvelle technique chirurgicale pour l’obstruction urétérale: SUB (subcutaneous ureteral ByPass)radiographie SUB

Il s’agit d’un dispositif de dérivation urétérale permettant de réaliser une communication artificielle entre le rein et la vessie, avec un passage sous-cutané. Il permet de restaurer rapidement la perméabilité des voies urinaires.

Cette nouvelle technique est actuellement la technique chirurgicale de choix pour lever l’obstruction urétérale.

La clinique vétérinaire Mazetier s’est formée pour pouvoir offrir ce nouveau dispositif à ses patients !

 

#sdma #insuffisanrerenale #sub #cliniquemazetier

Syndrome brachycéphale

Qu’est qu’un animal « brachycéphale » ?

Certaines races sont caractérisées par un crâne raccourci. On les reconnaît facilement à leur faciès plat « nez écrasé » c’est le cas par exemple, du bouledogue, du carlin ou du boxer. Nous pouvons aussi retrouver ce problème chez certaines races de chat comme notamment le persan.

Bien que ces faciès écrasés soient sympathiques et de plus en plus recherchées lors des croisements génétiques, il est important de prendre conscience que cette caractéristique physique peut altérer la santé de votre animal.

 

Qu’est ce qu’un « syndrome brachycéphale » chez le chien?

Il s’agit de l’ensemble des signes cliniques et des symptômes que peuvent présenter les animaux brachycéphales.

Le syndrome brachycéphale est une conséquence de leur anatomie.

Les chiens brachycéphales ont un chanfrein réduit, des narines sténosées et un larynx encombré par un voile du palais souvent trop long. Ainsi, au delà des ronflements qui peuvent amuser il faut bien prendre conscience que ces chiens luttent pour respirer !

Généralement ces races ne tolèrent pas de gros efforts, car elles se retrouveraient vite au bord de l’asphyxie ; intolérance à l’effort et à la chaleur, essoufflement, fatigabilité, syncopes.

Ces difficultés respiratoires entraînent un travail cardiaque plus important afin de compenser le déficit d’apport en oxygène. Ainsi apparaît progressivement une insuffisance cardiaque qui raccourcie la vie de votre animal.

Un brachycéphale peut également être sujet à des troubles digestifs tels que des régurgitations fréquentes qui peuvent entrainer des inflammations chroniques de la paroi de l’estomac mais plus grave encore un risque non négligeable de régurgitations où l’aliment fait une « fausse route » et passe dans les voies respiratoires.

Cela peut être à l’origine de bronchopneumonie.

 

Comment améliorer leur confort de vie ?

Tout d’abord, il est important d’évaluer la gravité du syndrome brachycéphale de votre animal. Pour cela, un examen sous anesthésie général et endoscopie est réalisé.

fm chir

Ensuite, une chirurgie correctrice visant à « ouvrir » les voies respiratoires supérieures peut être réalisée.

Elle intervient sur 3 zones :

Le voile du palais : réduction du palais mou pour améliorer la dynamique du larynx (carrefour entre les voies digestives et respiratoires)

voile palais voile palais2 

 

 

 

 

 

 

La sténose des narines : élargissement des narines pour ouvrir  « les portes » d’oxygénations

narines     narine ouverte

Les ventricules laryngés : suite aux efforts en inspirations, le larynx s’enflamme et les aryténoïdes vont perdre en rigidité. On peut alors avoir une éversion des ventricules ou un collapsus obstruant l’entrée des voies respiratoires basses. Lorsqu’un des 2 stades est présent lors de l’examen sous anesthésie, une chirurgie correctrice consistant à retirer les ventricules laryngés, est effectuée.

 

Cette chirurgie doit se faire de façon précoce afin d’éviter l’apparition des signes respiratoires graves et leurs complications cardiaques et digestives.

Nous pouvons intervenir des l’âge de 4 mois, n’hésitez pas à nous solliciter si vous avez besoin davantage d’informations  .

 

   

#brachycephale #chirurgie #bouledogue #cliniquemazetier

Les tiques, piroplasmose, maladie de Lyme

Notre mode de vie actuel, accorde de plus en plus de place aux animaux de compagnie et favorise leur mobilité (déplacements avec leurs maîtres). Parallèlement, la prolifération des populations animales sauvages et le réchauffement climatique créent un environnement favorable aux ectoparasites. Ces évolutions se traduisent par une augmentation du niveau d’exposition aux arthropodes parasites, tout particulièrement aux tiques, agents vecteurs de zoonoses (maladies transmissibles à l’Homme et inversement).  

UN RISQUE NON NÉGLIGEABLE

Les tiques sont la deuxième source de transmission d’agents pathogènes (agents responsables de maladies) aux humains après les moustiques, et sont la première source de transmission d’agents pathogènes aux animaux. En Europe, les tiques ont été identifiées comme vecteurs d’au moins quinze maladies parmi lesquelles sept sont transmissibles à l’homme.  

UN RISQUE TOUTE L’ANNEE, MEME EN HIVER 

L’activité normale des tiques s’est modifiée. Les tiques restent actives de plus en plus longtemps et les risques d’infestation sont désormais présents toute l’année, même en hiver.  

UNE TIQUE, QU’EST-CE-QUE C’EST ?

La tique est un acarien de très grande taille. Sa durée de vie peut atteindre jusqu’à quatre ans. Les tiques passent l’essentiel de leur vie à l’extérieur, dans les zones boisées et les champs. Dès qu’elles le peuvent, elles se fixent à un hôte dont elles sucent le sang pour se nourrir et survivre. C’est lors de ces repas de sang qu’elles peuvent transmettre des micro-organismes responsables de maladies. Ticks

Les tiques font trois repas de sang durant toute leur existence : le premier à l’état de larve, le deuxième à l’état de nymphe et le dernier à l’état adulte. Chacun de ces repas peut durer entre deux jours et deux semaines et permet à la tique de multiplier son poids par 100.  

Les trois principales espèces de tiques du chien en Europe

Ixodes ricinus est une tique très commune en Europe. Elle aime les températures fraîches, les climats humides et tempérés.

Dermacentor reticulatus Traditionnellement localisée en France et en Europe Centrale, elle est aujourd’hui répandue en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark et au Royaume-Uni. 

Rhipicephalus sanguineus Cette tique traditionnellement localisée en Europe du sud, est également aujourd’hui présente dans certaines zones du nord de l’Europe.  

QUELLES MALADIES LES TIQUES PEUVENT-ELLES TRANSMETTRE A MON CHIEN ?

Les maladies canines transmises par les tiques peuvent provoquer des tableaux cliniques variés aux symptômes parfois frustes qui peuvent rendre leur diagnostic difficile. Certaines de ces maladies peuvent évoluer de façon très rapide et sont parfois mortelles. 

La Piroplasmose ou Babesiose

Elle est transmise par D. reticulatus, R. sanguineus. La babésiose provoque une destruction des globules rouges qui engendre : une forte fièvre, de l’anémie et un état léthargique. Les muqueuses de l’animal, d’abord pâles deviennent rapidement jaunes (apparition d’un ictère ou « jaunisse » secondaire à la destruction des globules rouges) et le propriétaire peut remarquer une modification de la coloration des urines qui deviennent marron.  

L’Ehrlichiose

Elle est transmise par la tique R. sanguineus. Tout comme pour la babésiose, l’animal présente, dans la forme aiguë, de l’anémie, de la fièvre, une importante fatigue et de l’anorexie. A ces symptômes peuvent s’ajouter : une hypertrophie des ganglions lymphatiques, l’apparition de troubles hémorragiques et une baisse du nombre de plaquettes sanguines. La forme plus chronique ne s’accompagne, au départ, que d’une perte progressive de poids et d’abattement, ce qui rend le diagnostic difficile.  

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou borréliose, est une maladie infectieuse provoquée par une bactérie (Borrelia burgdorferi). C’est une maladie commune à l’homme et à de nombreuses espèces animales.

Cette bactérie est transmise par certaines tiques (Ixodes ricinus) au cours d’une « morsure ». Un contact d’au moins 48 à 72 heures avec la tique est requis pour qu’elle puisse transmettre la maladie.

La maladie est présente dans toute la France mais le Nord et l’Est sont plus particulièrement touchés.

Elle est plus fréquente au printemps et à l’automne, période d’activité maximale des tiques.

La phase d’incubation est longue (2 à 5 mois).

Un grand nombre de chiens infestés ne présentent aucun symptôme.

Dans la forme aiguë, le signe principal est généralement une boiterie d’apparition brutale, douloureuse, parfois intermittente et due à une arthrite ou polyarthrite si la boiterie touche plusieurs articulations. La boiterie peut s’accompagner d’un abattement, d’une hyperthermie, de vomissements, et d’une adenomégalie.

Dans la forme chronique, la boiterie est moins sévère et d’autres symptômes peuvent être présents : troubles cardiaques, nerveux, rénaux..

QUELS RISQUES POUR L’HOMME ? Les tiques peuvent être responsables de la transmission de plusieurs zoonoses Les zoonoses sont des maladies ou des infections transmissibles de l’animal à l’homme (soit directement, soit par l’intermédiaire d’un vecteur (tiques, puces, moustiques…)).  

COMMENT PROTEGER MON CHIEN ET ME PROTEGER ?     chiot-mimi

Pour éviter la transmission des agents pathogènes et la survenue de maladies graves telles que la maladie de Lyme, l’ehrlichiose et la babésiose, le moyen le plus efficace est d’empêcher l’attachement des tiques et / ou de les tuer le plus vite possible.   La meilleure prévention possible contre les tiques passe par :

– Un examen attentif de votre animal au retour des promenades. Éliminez les tiques au retour des sorties en plein air, à l’aide d’un instrument adapté (des crochets à tiques efficaces existent, demandez conseil à votre vétérinaire). Zecke entfernen

– L’application régulière d’un antiparasitaire actif contre les tiques, au moins de mars à novembre   Cet antiparasitaire doit : ¤ avoir une action rapide, qui tue les tiques en moins de 24 heures, ¤ provoquer le détachement des tiques déjà fixées (Le traitement provoque des mouvements volontaires des parasites pour retirer leurs pièces buccales de la peau de l’hôte) et empêcher l’attachement de nouvelles tiques (elles ne parviennent plus à piquer l’animal pour se gorger de sang) ¤ assurer une protection longue durée (plusieurs semaines), ¤ être résistant à l’eau.   Attention, certains de ces traitements, parfaitement tolérés chez le chien, peuvent être toxiques chez le chat ! N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire

– Se renseigner sur les lieux à risques en matière de tiques pour éviter soigneusement ces zones.

– La mise en place d’une protection vaccinale lorsqu’elle est possible : votre vétérinaire pourra vous indiquer les vaccins canins existants contre certaines maladies transmises par les tiques (piroplasmose, ehrlichiose, maladie de Lyme).

§

La lutte contre les infestations par les tiques permet de prévenir la transmission de nombreuses maladies infectieuses. Elle repose principalement sur l’application très régulière d’antiparasitaires efficaces à votre chien.

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