La consultation en gastro-enterologie

Le vétérinaire prendra dans un premier temps les commémoratifs (âge, statut vaccinal, alimentation..) puis l’anamnèse (symptômes, évolution de la maladie…).

Il procède ensuite à un examen clinique complet de votre animal.

En fonction des commémoratifs, de l’anamnèse et de l’examen clinique de votre animal, le vétérinaire vous proposera des examens complémentaires ;

  • tests rapides (Giardiose, parvovirose…)
  • échographie abdominale
  • bilans sanguins
  • radiographie
  • coproculture
  • endoscopie, coloscopie …

Nos assistantes vous préciseront, lors de la prise de rendez-vous, si votre animal doit être à jeun ou pas, et s’il est nécessaire de prendre quelques selles dans un pot stérile.

Il est toujours utile de bien noter l’aliment donné à votre animal (prendre en photo le paquet) et la quantité d’aliment par jour.

La clinique vétérinaire Mazetier gère les hospitalisations et les urgences en gastro entérologie comme les dilatations torsions de l’estomac, les intoxications, ou encore l’ingestion des corps étrangers.

La toux de chenil

La toux de chenil ou trachéobronchite infectieuse est une maladie très contagieuse qui touche les chiens et qui, comme son nom l’indique, se traduit par une forte toux.

On l’appelle “toux de chenil” du fait de sa très forte contagiosité qui implique un risque encore plus élevé de contracter la maladie en chenil ou en tout lieu où les chiens se retrouvent en grand nombre (vie en collectivité, rassemblements canins…). 

Méfiez-vous des excès pendant les fêtes !

 

Méfiez-vous des excès pendant les fêtes

Si vous aviez l’intention d’inviter votre chien ou votre chat à votre table le soir du réveillon, il est peut-être bon de lire ces quelques conseils au préalable…

Tout comme pour nous, il faut éviter, au cours des repas de fin d’année, tout excès pour nos animaux de compagnie. Du moins, si vous voulez éviter de passer les fêtes chez votre vétérinaire…

Pas de chocolat !

Saviez-vous que le chocolat est très toxique pour nos animaux de compagnie ? Les chiens et chats sont, en effet, très sensibles aux effets de la théobromine, une substance contenue dans le cacao.
Le degré de toxicité du chocolat est donc fonction de sa teneur en cacao. Le chocolat noir est ainsi beaucoup plus toxique que le chocolat au lait. La dose toxique est à rapporter au poids de votre animal. Un carreau de chocolat n’a pas le même effet chez un Terre neuve ou un chihuahua !
Selon la quantité ingérée, la théobromine entraîne chez les chiens et chats, des symptômes digestifs, des troubles neurologiques, des troubles cardiaques, voire la mort de l’animal. Une tablette de 100 g de chocolat noir peut tuer un chien de moins de 10 kg ! Quoi qu’il en soit, la règle d’or est de ne jamais donner de chocolat à votre petit compagnon !

Pas d’os !
Vous êtes tentés de donner les os de dinde ou de chapon à votre chien ou votre chat ? Cela est pourtant fortement déconseillé. Les os les plus dangereux sont les petits os pointus, comme les os de lapin ou de poulet, qui risquent de perforer le tube digestif. Mais les gros os de boeuf sont aussi à bannir ! L’animal, en rongeant l’os, va favoriser le détachement de petites esquilles qui peuvent causer une perforation digestive. En dehors de ce risque de perforation, les os peuvent, par ailleurs, venir complètement obstruer la lumière intestinale et entraîner une occlusion susceptible d’être mortelle.
Enfin, les os sont très souvent mal digérés et sont responsables de troubles digestifs tels que vomissements et diarrhées. Le meilleur conseil est donc de ne jamais donner d’os à vos animaux !

 

Pas d’aliment inhabituel !
Vouloir donner un petit “extra” à son animal pour Noël est bien naturel mais se solde souvent par l’apparition de symptômes et une visite chez le vétérinaire.
Le changement d’alimentation sans “transition alimentaire” entraîne des troubles digestifs, notamment de la diarrhée ou des vomissements, pouvant persister plusieurs jours. Le plus raisonnable est donc de donner à votre animal son alimentation habituelle !

 

Attention aux aliment trop gras !
Une alimentation trop riche en graisse est un facteur de risque d’apparition de pancréatite chez le chat comme chez le chien. Cette maladie correspond à une inflammation du pancréas. Le pancréas est un organe situé à côté du foie. Il est relié à l’estomac et à l’intestin grêle. Ses rôles sont :
un rôle dans la digestion : il sécrète des enzymes qui sont déversées dans le tube digestif et qui participent à la digestion des aliments
un rôle endocrinien : par la sécrétion d’insuline et de glucagon (intervenant dans la régulation de la glycémie)
Lors d’inflammation du pancréas, les enzymes pancréatiques sont déversées directement dans la cavité abdominale, ce qui génère des symptômes plus ou moins marqués selon les cas. Chez le chien, une douleur abdominale, un abattement et des vomissements sont souvent observés. Mais d’autres troubles peuvent être présents tels que troubles respiratoires, cardiaques, troubles de la coagulation… Chez le chat, les symptômes sont souvent beaucoup plus frustes et l’animal ne présente parfois qu’un abattement et une diminution de l’appétit. La pancréatite est une pathologie grave qui peut évoluer sur un mode aigu ou chronique.
Par ailleurs, une alimentation trop grasse augmente les risques de lipidose hépatique sur le long terme. Cette maladie concerne surtout les chats en surpoids. Lorsqu’un chat en surpoids ne mange pas pendant quelques jours, ses graisses périphériques sont mobilisées et viennent s’accumuler massivement au niveau de son foie qui devient “surchargé”. L’animal présente alors un abattement, des troubles digestifs, et souvent un ictère (jaunisse). Cette maladie est grave et peut engendrer le décès de l’animal.
Alors méfiance ! Evitez les graisses pour votre petit compagnon !

 

Pas d’alcool !

Bien évidemment, vous n’allez pas offrir un verre de vin à votre fidèle compagnon, mais certains chiens et chats n’hésitent pas à se servir tout seuls ! Les boissons alcoolisées sucrées telles que bière, punch ou sangria peuvent être très appétissantes à leurs yeux… Un verre laissé à l’abandon sur un coin de table peut faire leur bonheur ! Alors soyez vigilants et gardez votre verre à la main… Les symptômes d’une intoxication à l’alcool peuvent survenir dans les 15 minutes à 2 heures après l’absorption, selon que l’animal est à jeun ou non. Prostration, somnolence, perte d’équilibre, paralysie, difficultés respiratoires, voire coma sont les symptômes les plus courants.

 

 

Oubliez la double ration…
On pourrait être tenté de dire “allez Kiki c’est Noël, je te donne deux fois plus de croquettes pour te faire plaisir”. Mauvaise idée… Pourquoi ? Parce qu’une surcharge alimentaire favorise, là encore, l’apparition de troubles digestifs tels que vomissements et diarrhée. Elle augmente le risque pour l’animal de développer, tout comme lors d’un excès de graisses, une pancréatite et, à plus long terme, une lipidose hépatique. Alors soyons raisonnables et donnons leur une ration habituelle !
Pour compenser cette absence d’excès alimentaires, vous pouvez donner double dose de caresses à votre fidèle compagnon… Aucun risque de surdosage ou de toxicité… Ce sera pour lui le plus beau cadeau !

 

Toute l’équipe de la clinique vétérinaire Mazetier vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’année !!!

 

La castration du chat

La castration est une chirurgie qui consiste à retirer les testicules du mâle. C’est une intervention parfaitement maîtrisée par les vétérinaires, et les risques sont minimes. En règle générale, cet acte est pratiqué à partir de l’âge de 5 à 6 mois, mais une castration plus précoce est tout à fait possible sans inconvénient.
Après cette opération, le chat mâle est rendu définitivement stérile.

Quels sont les avantages de la castration ?

L’arrêt du marquage urinaire

C’est la première des indications. En effet, à partir de la puberté le chat non castré aura une tendance (5 à 6 mois) au marquage urinaire : il s’agit de jets d’urine sur un support vertical (murs, montants de porte, meubles…) ce qui constitue un signal olfactif pour ses congénères. L’odeur des urines de chat non castré est particulièrement forte et tenace. La castration fait en général disparaître ce comportement, et atténue cette odeur incommodante. Notez cependant que la malpropreté chez le chat n’est pas toujours liée à un comportement sexuel, mais peut être déclenchée par exemple par des inflammations des voies urinaires (cystites) ou encore par des troubles du comportement liés à une anxiété. En cas de doute, n’hésitez pas à demander l’avis de votre vétérinaire.

L’arrêt des comportements agressifs

En période de reproduction, le chat peut devenir agressif et les bagarres entre mâles ne sont pas rares. Le chat reste un animal luttant sans cesse pour son territoire : c’est pourquoi les bagarres, bien que moins fréquentes, ne sont pas toujours totalement évitées par la castration. Cependant, c’est une intervention qui permet de lim iter ce phénomène, et donc de diminuer les risques de blessures et d’abcès.

Limitation des risques infectieux

Le chat castré aura moins de contacts avec ses congénères: moins de contacts directs, moins de bagarres, pas de relations sexuelles. Ce sont autant d’atouts pour limiter le risque de contracter une maladie contagieuse comme par exemple la leucose féline (FelV), transmise par simple léchage ou lors de l’accouplement, ou le SIDA du chat (FIV), transmis surtout par morsures ou griffures.

Limitation des fugues

Le chat castré aura un comportement plus sédentaire et casanier qu’un chat non castré. Bien que conservant un comportement d’exploration et de chasseur, il aura moins tendance à vagabonder loin du domicile qu’un chat entier. Ainsi, il aura moins de risques d’accidents de la circulation, de chutes, d’empoisonnements, ou autres traumatismes.

Quels sont les risques de la castration ?

Les chats castrés ont un appétit parfois supérieur aux autres, et ont par ailleurs des besoins énergétiques diminués : le danger réside donc en une prise de poids anormale, pouvant évoluer vers une véritable obésité.
Le diabète, les maladies articulaires, la paresse intestinale avec constipation sont les principales conséquences de l’obésité.
Par ailleurs, on a également observé une fréquence plus élevée de calculs ou de cristaux urinaires chez les chats castrés, surtout s’ils sont en surcharge pondérale.

Tous ces risques peuvent facilement être évités par un programme alimentaire adapté et une activité physique régulière.

Conclusion

Il a été observé que l’espérance de vie des chats castrés varie entre 14 et 18 ans, alors que celle des chats non castrés oscille entre 6 et 10 ans. Ces observations prouvent que globalement, la castration prolonge la vie des chats. En effet, la castration provoque une modification du métabolisme interne au chat, qui est un paramètre que l’on peut facilement maîtriser par un comportement et une alimentation adaptés. A l’inverse, les risques encourus par les chats non castrés sont avant tout extérieurs et sont donc moins facilement contrôlables. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire: il est le mieux placé pour vous conseiller.

La Leishmaniose

La leishmaniose est une maladie parasitaire du chien transmise par la piqûre un moustique appelé Phlébotome.
C’est une maladie commune dans le sud de la France, proche de la Méditerranée.

Une fois le chien contaminé, et après une période d’incubation variable, la maladie générale se déclenche, avec apparition de symptômes très variés : perte de poids, problèmes cutanés, amyotrophie, saignements de nez, anémie, ganglions hypertrophiés, pousse des griffes excessive …
L’évolution de cette maladie conduit au décès du chien sans traitement.

Il est possible de dépister cette maladie par simple analyse de sang, en quelques minutes au sein de la clinique.

Si le chien est atteint, les traitements récents donnent des résultats encourageants, mais encore trop de chiens décèdent de la maladie.

La prévention est la lutte majeure contre ce fléau.
Il faut protéger votre chien des piqûres de moustiques en lui administrant des produits répulsifs : 2 produits sont efficaces contre le phlébotome en France, le collier Scalibor, qu’il faut changer tous les 5 mois, et les pipettes Advantix, administrées toutes les 3 semaines.