Il nous a quitté : la prise en charge du corps de mon furet

La perte d’un animal domestique est à l’origine d’une vive douleur et est toujours ressentie comme une cruelle expérience. Chacun réagira de façon différente selon sa propre relation avec l’animal, selon sa propre expérience et son vécu personnel, selon sa situation psychologique et familiale du moment ou encore et surtout selon son âge et son caractère. Ce sont souvent les enfants (ou adolescents) et les personnes âgées qui ressentent le plus durement cette perte. Dans la plupart des cas, l’animal domestique est considéré comme un membre à part entière de la famille. À ce titre, sa disparition représente un véritable deuil. Ce travail de deuil est un épisode difficile, plus ou moins long selon les individualités, qui passe d’abord par une phase de négation ou de déni, puis de colère, voire de culpabilité, puis enfin d’acceptation.
L’étape qui suit la disparition du compagnon de plusieurs années, et qui est essentielle pour entamer ce travail de deuil dans des conditions les moins pénibles possibles, est la prise en charge du corps de votre compagnon : Quelles solutions peuvent être proposées ?

L’inhumation

C’est le choix de 25 % des propriétaires d’animaux familiers.
Cependant, l’inhumation doit se faire selon un certain nombre de règles régies par le Code Rural (art. L226-2, L226-3 et L226-4). En effet, l’animal peut être enterré dans un jardin privé à condition de peser moins de 40 kg, d’être à plus de 35 m de toute habitation ou point d’eau, et à une profondeur minima de 35 cm. Il doit être recouvert de chaux. Le maître doit être propriétaire du terrain.
D’autre part, il existe dans certaines communes des cimetières dédiés aux animaux domestiques (il s’agit en général de sociétés privées). Vous achetez une concession pour une durée déterminée, le plus souvent renouvelable annuellement.

L’incinération

C’est le choix de la majorité des maîtres. Il existe deux options : l’incinération collective et l’incinération individuelle. Quelle que soit l’option choisie, la compagnie d’incinération peut prendre en charge le corps de l’animal au domicile du propriétaire ou au cabinet (ou clinique) vétérinaire.
En cas de crémation individuelle, le maître peut être présent. Les cendres sont enfouies dans un site prévu à cet effet ou remises au propriétaire soit en main propre s’il est présent, soit envoyé chez le vétérinaire. Différentes urnes décorées sont proposées. En France, 15 % des maîtres choisissent l’incinération individuelle.
En cas de crémation collective, les cendres de tous les animaux sont regroupées pour être soit enfouies dans un site prévu à cet effet, soit dispersées en mer.

L’équarrissage

Cette option est de plus en plus délaissée. En effet, l’équarrissage consiste à transformer les corps en farines qui seront ensuite réutilisées comme combustibles dans l’industrie. Autant dire que cette solution qui était autrefois la règle est peu séduisante voire, pour beaucoup, choquante. Elle n’est donc quasiment plus proposée pour nos compagnons à quatre pattes, mais reste plutôt de nos jours réservée aux gros animaux rentes.

Taxidermie

C’est une option encore peu développée, mais qui existe. En effet, certains propriétaires ont beaucoup de difficultés à accepter qu’ils ne reverront jamais l’être auquel ils étaient si attachés. Pour garder définitivement et bien présent son regard, son expression ou sa posture préférée, vous pouvez choisir de faire naturaliser votre animal.

 

Dans tous les cas, et quelle que soit l’option choisie, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire. Il saura vous conseiller et vous guider dans ces moments difficiles.