Syndrome brachycéphale

Qu’est qu’un animal « brachycéphale » ?

Certaines races sont caractérisées par un crâne raccourci. On les reconnaît facilement à leur faciès plat « nez écrasé » c’est le cas par exemple, du bouledogue, du carlin ou du boxer. Nous pouvons aussi retrouver ce problème chez certaines races de chat comme notamment le persan.

Bien que ces faciès écrasés soient sympathiques et de plus en plus recherchées lors des croisements génétiques, il est important de prendre conscience que cette caractéristique physique peut altérer la santé de votre animal.

 

Qu’est ce qu’un « syndrome brachycéphale » chez le chien?

Il s’agit de l’ensemble des signes cliniques et des symptômes que peuvent présenter les animaux brachycéphales.

Le syndrome brachycéphale est une conséquence de leur anatomie.

Les chiens brachycéphales ont un chanfrein réduit, des narines sténosées et un larynx encombré par un voile du palais souvent trop long. Ainsi, au delà des ronflements qui peuvent amuser il faut bien prendre conscience que ces chiens luttent pour respirer !

Généralement ces races ne tolèrent pas de gros efforts, car elles se retrouveraient vite au bord de l’asphyxie ; intolérance à l’effort et à la chaleur, essoufflement, fatigabilité, syncopes.

Ces difficultés respiratoires entraînent un travail cardiaque plus important afin de compenser le déficit d’apport en oxygène. Ainsi apparaît progressivement une insuffisance cardiaque qui raccourcie la vie de votre animal.

Un brachycéphale peut également être sujet à des troubles digestifs tels que des régurgitations fréquentes qui peuvent entrainer des inflammations chroniques de la paroi de l’estomac mais plus grave encore un risque non négligeable de régurgitations où l’aliment fait une « fausse route » et passe dans les voies respiratoires.

Cela peut être à l’origine de bronchopneumonie.

 

Comment améliorer leur confort de vie ?

Tout d’abord, il est important d’évaluer la gravité du syndrome brachycéphale de votre animal. Pour cela, un examen sous anesthésie général et endoscopie est réalisé.

fm chir

Ensuite, une chirurgie correctrice visant à « ouvrir » les voies respiratoires supérieures peut être réalisée.

Elle intervient sur 3 zones :

Le voile du palais : réduction du palais mou pour améliorer la dynamique du larynx (carrefour entre les voies digestives et respiratoires)

voile palais voile palais2 

 

 

 

 

 

 

La sténose des narines : élargissement des narines pour ouvrir  « les portes » d’oxygénations

narines     narine ouverte

Les ventricules laryngés : suite aux efforts en inspirations, le larynx s’enflamme et les aryténoïdes vont perdre en rigidité. On peut alors avoir une éversion des ventricules ou un collapsus obstruant l’entrée des voies respiratoires basses. Lorsqu’un des 2 stades est présent lors de l’examen sous anesthésie, une chirurgie correctrice consistant à retirer les ventricules laryngés, est effectuée.

 

Cette chirurgie doit se faire de façon précoce afin d’éviter l’apparition des signes respiratoires graves et leurs complications cardiaques et digestives.

Nous pouvons intervenir des l’âge de 4 mois, n’hésitez pas à nous solliciter si vous avez besoin davantage d’informations  .

 

   

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